On boucle la boucle !

12/07/2013 - Pays : Canada - Imprimer ce message

Yoho National Park, Glacier National Park, Revelstoke National Park, l'Okanagan, Manning Provincial Park… nos derniers jours de pédalage auront été chargés, tant en kilomètres qu'en découvertes.

Ce fut vraiment un super choix que de reprendre la route en direction de l'Ouest et nous avons pu une fois encore nous en mettre plein les mirettes.

A Yoho et Glacier National Park, nous avons été impressionnés par l'histoire de la construction du chemin de fer à travers des montagnes hostiles et périlleuses. En Okanagan, nous avons connu des chaleurs torrides (notamment un après-midi de pédalage par 42° C) et dormi au pied des cerisiers, en plein verger. Au Manning Provincial Park, nous avons lutté contre le vent de face dans des montées qui nous ont semblé interminables (surtout quand le camping dans lequel nous espérions nous arrêter à mi-chemin s'est avéré inexistant…).

Quel pays les amis ! Une fois encore le Canada nous aura extasié par la richesse de sa faune et de sa flore, ainsi que par sa variété de paysages et de climats. Car ce n'est finalement que le 28 juin, après 70 km sous une pluie battante, que nous dirons définitivement adieu à la pluie pour pénétrer dès le lendemain dans un Okanagan brûlant.

Mais surtout quelle émotion ce fut de regagner la ville de Hope, à l'endroit même où, un mois et demi auparavant, nous avions choisi de quitter le" Trans Canada Trail" pour prendre la direction du nord et suivre la vallée du Fraser Canyon. Un choix que nous n'avons pas regretté un instant !

De même ce fut pour nous une joie (et une petite fierté avouons-le) de retrouver ensuite la ville de Vancouver et l'Océan Pacifique, avec quelques 3 800 km au compteur et 3 mois de voyage à vélo.

Un voyage "extraordinaire" (n'ayons pas peur des mots), qui nous aura comblés et enrichis et au cours duquel nous avons vécu une réelle immersion dans la nature. Quelque chose de vraiment fort.

 

Enfin, une dernière anecdote avant de vous quitter et (qui sait ?) de vous donner rendez-vous en 2014.

Lors d'une étape entre Hope et Vancouver, nous avons passé la nuit dans un petit camping en bordure de route. Vers 23h, un bruit dans l'entrée de la tente nous tire de notre sommeil; quelques secondes pour réagir, faire du bruit, mettre un peu de lumière et nous entendons un bruit d'objet arraché vers l'extérieur et comprenons au bruit des branchages écrasés lourdement qu'un animal s'éloigne vers la forêt le long de laquelle nous nous étions installés.

Nous réalisons alors qu'on vient de nous voler une de nos sacoches de vélos remplie de nourriture: non de non, un ours ! Là, non loin de la ville, et qui plus est le seul soir où nous n'avons pas stocké nos sacoches à l'abri loin de notre tente ! A notre décharge, le responsable du camping ne nous avait rien signalé quant aux ours; mais le pire, c'est que nous continuons à entendre l'animal non loin de la tente (probablement en train de se régaler avec nos beignets du petit déjeuner, grrrrrr !!!) et qu'il nous reste deux autres sacoches remplies de nourriture.

Autrement dit hors de question d'attendre que l'animal se pointe à nouveau pour la suite du repas: en quelques minutes et allers-retours, on déménage vers une petite cuisine fermée accessible aux campeurs à une cinquantaine de mètres plus loin. On finit la nuit tant bien que mal en pestant contre ce voleur et notre étourderie et croisons les doigts pour, peut être, retrouver notre sacoche (ou du moins ce qu'il en reste) au matin.

Et figurez-vous que c'est chose faite vers 6h00, aux premières lueurs; nous retrouvons ladite sacoche dans les fourrés à quelques mètres à peine de notre campement initial. Et là c'est la surprise, car s'il manque effectivement près de la moitié de notre petit déjeuner, notre sacoche ne porte absolument aucune trace de crocs, griffes ou autres déchirure. Nous comprenons alors que notre voleur n'était pas un ours… mais un simple raton-laveur!

Oui oui, un raton-laveur, de ceux là mêmes dont Gilles notre cyclo-voyageur québécois nous avait dit de nous méfier particulièrement au motif qu'ils sont des "effrontés" qui n'ont peur de rien, capables d'ouvrir des sacoches de leurs doigts habiles et même des pots de confiture (incroyable). Bref plus de peur que de mal mais autant vous dire que si on avait su, on lui aurait couru après pour lui chauffer les oreilles à ce misérable voleur :-)

 

Vive le Canada !!!!

Mille mercis de nous avoir suivis, une fois encore.

 

On vous embrasse.

Clo et Till



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Par Séverine GD
le 20/07/2013 à 07:31:32
Quelle anecdote irrésistible :-)
Et quel habile petit animal qui a eu l\'amabilité de conserver votre sacoche intacte ;-)

Bravo pour ce périple qui démontre encore votre endurance à toute épreuve et votre passion pour la nature.

C\'est grisant de vous suivre même virtuellement.

Bon retour à votre vie aubagnoise et à très bientôt.

Mille bises.
Par FX
le 21/07/2013 à 05:56:06
Bravo pour ce super périple! Quelle belle boucle vous avez faite. Ravi que vous ayez aimé votre route du retour! Et oui, les ratons laveurs sont probablement les animaux qu\'il faut redouter le plus en camping car ils n\'ont peur de rien et vous avez bien fait de ne pas poursuivre celui-là, il aurait défendu son butin à tout prix! Bises à vous deux, à bientôt nous l\'espérons!

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