Un job à Montreal?

08/03/2009 - Pays : Canada - Imprimer ce message

Avec nos permis de travail en poche, et une fois notre installation terminée au sein de notre auberge, s’est posée la question du job :

« crénom de crénom, mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire comme boulot dans cette grande ville? »

Bien sûr on aurait pu passer la fameuse visite médicale qui va avec notre permis de travail pour avoir, ô bonheur, la possibilité de travailler avec des enfants, mais allez savoir pourquoi on ne l’a pas fait… (« c’est quand même les vacances bordel ! on va pas encore supporter des monstres en short ! »)

Mais alors que faire ? Car malgré notre sens aigu du contact, notre humour inénarrable, notre classe naturelle et nos tenues vestimentaires montagnardes soignées, notre bilinguisme effarant, nos talents pédagogiques inépuisables …  c’est quand même pas gagné de trouver un job pour un séjour au Québec somme toute assez court (un peu plus d’un mois) surtout lorsqu’ on aimerait bien avoir un boulot dans le même lieu, et ça au moins pour avoir les mêmes horaires de temps libre (pas pénible du tout les ‘’frenchies’’ !)

Bon en même temps on s’en fout un peu du type de boulot et du salaire horaire ; même si ça aide à financer le voyage, on veut avant tout vivre un bout d’expérience sur place, avec les Québécois. Et ici, la recherche de job se fait semble-t-il surtout en personne. On a bien envoyé nos CV à plusieurs agences d’intérim avant notre départ, et toutes nous ont répondu, chose normale, qu’il fallait venir les voir une fois arrivés.

On nous avait d’ailleurs très justement expliqué que beaucoup d’annonces ne sont pas publiées et qu’il fallait aller voir les embaucheurs directement ; Clo était bien partante pour le porte à porte, alors on s’est lancés dès le lendemain de notre arrivée. Et en effet, beaucoup de magasins, fast-foods et autres restaurants affichent sur leur devanture le message ‘’personnel demandé’’, chose que nous ne voyons pas chez nous. De plus, ils ont tous un formulaire type à remplir lors de la demande (certaines chaînes de fast-foods placent même ce formulaire à côté du comptoir), formulaire que l’on remet ensuite avec nos CV au superviseur, ou mieux au gérant si il est là. Et là, il ne faut pas hésiter à demander à voir le gérant pour lui remettre sa demande en personne (ça c’est Clo qui s’en  charge, elle est bien meilleure pour faire appeler les gérants, elle irait presque les chercher dans leur bureau, tenace la fille !)

Nous avons donc sillonné les rues de Montréal, et là encore ya quelques p’tits trucs à savoir :

les rues, bien souvent à sens unique, ont des numéros qui partent de 1 jusqu’à 2 000 ou 3 000 (et même plus) soit vers l’est, soit vers l’ouest, la ‘’ligne’’ de séparation est-ouest étant la rue Saint Laurent. Bref suffit pas de noter comme chez nous le nom de la rue et le numéro, il faut aussi (et surtout) noter l’orientation (ouest ou est) sinon, on est bon pour devoir retraverser toute la ville pour touver le magasin de montagne au 2159 ouest et non 2159 est, Merci à Till…

On a d’ailleurs pu observer la ville de Montréal vue du ciel lors de notre approche en avion, et l’urbanisme ici est pour le moins très différent de chez nous : des avenues longues et rectilignes qui bordent des blocs d’immeuble assez bas (3 ou 4 étages), lesquels se ressemblent assez selon le quartier, bien souvent avec les fameux escaliers extérieurs qui permettent d’accéder aux différents étages, et parfois des petites terrasses juste devant les entrées qui permettent aux Montréalais de bronzer en T-shirt…et ça par -2 degrés.

En tous cas nous avons déposé nos CV dans une foule d’établissements aussi renommés que Mac Donalds, Tim Hortons et autres fast-foods, mais aussi IGA, Métro (supermarchés) en croisant les doigts pour qu’ils nous rappellent (ou qu’ils ne nous rappellent pas…), et nous offrent un job aux mêmes horaires (on a même postulé pour bosser de nuit). Si en plus de ça, ils fournissent l’uniforme, alors là ça serait trop fantastique !!!!!!!!!!!!!! (presque on quitte l’Education Nationale pour faire carrière chez eux…).

En attendant, une foule de questions existentielles nous parcourent l’échine, genre pour Till:

 « Ne suis-je pas trop vieux pour ces conneries ? » (…), ou encore « Ma folle chevelure progressivement poivre et sel ne me donnerait-elle pas désormais droit à de plus nobles tâches comme la préparation du ‘’Big Mac’’ plutôt que celle des petites frites ? »

Et pour Clo :

« si un client japonais commande son sandwich en anglais avec l’accent de Micheline et Maïté, est-ce que j’ai le temps de me cacher sous le comptoir ? » ou encore « a-t-on le droit de garder sa doudoune pour travailler au surgelés… »

Bref une foule d’interrogations métaphysiques auxquelles nous aimerions bien qu’Hubert Reeves nous apporte la réponse au plus tôt afin de calmer l’angoisse qui nous étreint (Hubert, si tu nous entends…).

La réponse à tout cela tombera dans quelques jours !

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Par christine P
le 09/03/2009 à 20:11:48
ah oui, vous aussi vous n'y aviez pas prété cas sur le coup au petit E ou W sur le numéro des adresses!!!!! cool hein !mais on apprend vite !

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